Quels sont les troubles du sommeil ?

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Psychologues spécialisés en troubles du sommeil

Les troubles du sommeil font partie des pathologies les plus répandues en France. 

D’après une étude de l’INSV / MGEN conduite en 2015, un Français sur trois reconnaît souffrir de troubles du sommeil¹. 

La Classification Internationale des Troubles du Sommeil mise à jour en 2014 répertorie les troubles du sommeil en 6 catégories distinctes :

1. L’insomnie, définie comme une difficulté d’initiation et/ou de maintien du sommeil ou une mauvaise qualité de sommeil.

2. Les troubles respiratoires du sommeil (TRS) qui font référence à une respiration anormale pendant le sommeil. Ils comprennent entre autres divers troubles de l’apnée du sommeil et les ronflements.

3. Les troubles centraux d’hypersomnolence qui se manifestent par un prolongement excessif du sommeil et des difficultés à rester éveillé. Elles rassemblent trois maladies principales : la narcolepsie (ou narcolepsie-cataplexie), l’hypersomnie idiopathique et le syndrome de Kleine-Levin.

4. Les troubles du rythme circadien qui se produisent lorsque l’horloge interne sommeil-veille n’est pas alignée avec le cycle de la lumière (jour-nuit).

5. Les parasomnies, qui désignent un ensemble d’événements comportementaux ou psychiques anormaux qui surviennent pendant le sommeil ou pendant la phase d’éveil. (somnambulisme, somniloquie, paralysie du sommeil …)

6. Les troubles moteurs du sommeil, qui se traduisent par des mouvements répétés qui perturbent le sommeil. (trouble des jambes sans repos,  grincement des dents…)

Heureusement, de nombreux traitements existent pour les pathologies du sommeil, y compris les approches psychothérapeutiques qui se sont révélées être les plus efficaces.

Les causes des troubles du sommeil et facteurs de risque.

Il existe environ 80 troubles du sommeil reconnus par l’American Academy of Sleep ². Ces troubles ont des origines nombreuses et variées qui peuvent être psychologiques, organiques, environnementales ou génétiques. 

  • Causes psychologiques : Les troubles du sommeil sont très souvent d’origine psychique. La difficulté à s’endormir ou à se réveiller fait même partie des symptômes caractéristiques des troubles anxieux et dépressifs. L’anxiété et le stress, la phobie sociale mais aussi la dépression et les troubles bipolaires favorisent tous l’apparition de l’insomnie et de la paralysie du sommeil.
  • Causes organiques : Certains troubles du sommeil sont liés à des maladies chroniques douloureuses comme l’arthrite, la fibromyalgie ou d’autres affections comme les maladies cardiovasculaires, les maladies rénales et les affections respiratoires. L’apnée du sommeil par exemple peut résulter entre autres de causes morphologiques comme la dilatation du pharynx ou l’augmentation de la taille des amygdales.
  • Causes environnementales : Une atmosphère trop bruyante, un climat trop chaud ou trop froid, une luminosité trop intense, le décalage horaire après un voyage, sont des éléments qui peuvent contribuer à une mauvaise qualité de sommeil.
  • Causes génétiques : Certains troubles du sommeil sont héréditaires. 

Les études ont révélé une prédisposition génétique associée à la narcolepsie, un trouble neurologique de la régulation du sommeil.

D’autres facteurs de risques ont été mis en évidence comme la consommation de tabac, de caféine et d’alcool qui favorisent les troubles du sommeil. Des horaires irréguliers, le travail de nuit, le vieillissement, l’obésité et la prise d’antidépresseurs ou de médicaments antihypertenseurs ont également un impact négatif sur le sommeil. 

Prédispositions et Comorbidités 

Certains profils psychologiques prédisposent aux troubles du sommeil. C’est le cas des sujets enclins aux ruminations ou ceux souffrant d’une faible estime de soi et de troubles de l’anxiété. Un tiers des personnes souffrant d’insomnies ont une pathologie psychologique associée.

Environ 50 % des personnes atteintes de troubles dépressifs souffrent d’insomnie.

Quelles sont les différentes phases du sommeil ?

Chaque nuit, notre sommeil se compose en moyenne de 4 à 6 cycles qui se succèdent. Chaque cycle dure environ 90 minutes et se divise en plusieurs phases :

  1. L’endormissement : C’est une période qui s’étend de 5 à 20 minutes pendant laquelle l’activité du cerveau et la respiration ralentissent progressivement, et les muscles se relâchent doucement.
  2. Le sommeil lent qui comprend :
    • Le sommeil lent léger
    • Le sommeil lent profond.

Quand le stade du sommeil lent est atteint, l’activité du cerveau est très ralentie, mais pendant la phase du sommeil lent léger, il est encore facile d’être réveillé par un bruit ou une lumière trop puissante. Quand on plonge dans le sommeil long profond, le cerveau ne réagit plus aux stimulations extérieures et il devient plus difficile de se réveiller. C’est le moment où l’organisme récupère et se régénère.

3. Le sommeil paradoxal (Rapid Eye Movement ou REM) : C’est la phase où les rêves sont les plus abondants. Elle est caractérisée par une activité cérébrale intense qui s’accompagne de rapides mouvements oculaires tandis que les muscles sont paralysés par un mécanisme de protection pour nous empêcher de réagir à nos rêves. Ce processus ne s’enclenche pas correctement chez les patients souffrant de somnambulisme qui peuvent alors se déplacer ou parler.

L’harmonie entre ces cycles est cruciale pour l’amélioration de la mémoire mais aussi de la santé mentale et physique.

Qui consulter pour un trouble du sommeil ?

Lorsque les difficultés liées au sommeil ont un impact négatif sur les activités de la journée, il est nécessaire de consulter votre médecin généraliste sans attendre pour déterminer ce qui pourrait être la cause de ces troubles. En fonction de la pathologie identifiée, le médecin vous dirigera vers : 

  • Un neurologue qui effectuera un examen de polysomnographie dans un centre du sommeil pour confirmer si l’insomnie est d’ordre physique ou psychique.
  • Un ORL et/ou un pneumologue : Si vous souffrez de troubles obstructifs respiratoires du sommeil et de syndromes d’apnée du sommeil. 
  • Un psychiatre ou un psychologue

L’insomnie psychologique est répandue et peut être déclenchée par des événements bouleversants ou être la conséquence d’une pathologie mentale. La prise en charge par un psychothérapeute sera alors recommandée.

Quels traitements contre les troubles du sommeil ? 

  • La Thérapie Cognitive et Comportementale (TCC) :  Des études ont démontré que les psychothérapies de type cognitivo-comportementales ont une efficacité supérieure à l’approche médicamenteuse pour combattre l’insomnie³. Par le biais de la psychothérapie, le patient apprend à se défaire des croyances erronées liées à l’insomnie pour changer les comportements qui impactent sa capacité à bien dormir. Cette thérapie permet également de s’attaquer à l’anxiété, l’hyperactivité et au stress afin d’établir des stratégies efficaces pour retrouver le sommeil.
  • La Sophrologie : Cette thérapie utilise des méthodes de relaxation musculaire progressive, des techniques de respiration profonde et l’autohypnose qui peuvent soulager les tensions accumulées dans la journée et calmer le système nerveux pour encourager la déconnexion nécessaire à l’endormissement.
  • L’EMDR ou Intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires (Eye movement desensitization and reprocessing) : Dans le cas de chocs émotionnels intenses occasionnant des troubles du sommeil, la thérapie EMDR peut être très efficace car elle peut aider à se libérer des pensées néfastes responsables et aider le sujet à retrouver un sommeil durable.
  • L’approche médicamenteuse :
    Les somnifères sont indiqués dans les cas de «  troubles sévères du sommeil dans les insomnies occasionnelles ou transitoires » pour de courtes périodes en accord strict avec les indications autorisées, la durée de prescription pouvant aller de quelques jours à 4 semaines au maximum.

    Un tiers des personnes âgées de plus de 65 ans , soit près de 3 ,5 millions de personnes , et près de 40 % des plus de 85 ans consomment de façon régulière des somnifères ( benzodiazépines et médicaments apparentés).

Quel lien entre l’apnée du sommeil et la dépression ?

L’apnée du sommeil, aussi appelé Syndrome d’Apnées-Hypopnées Obstructives du Sommeil (SAHOS) est un dysfonctionnement respiratoire qui se manifeste par des interruptions ou des réductions de la respiration qui se répètent pendant toutes les phases du sommeil. Ce trouble du sommeil a un impact important sur la santé et à long terme peut avoir des répercussions sur le psychisme. 

En effet, une étude a établi que les personnes souffrant d’apnée du sommeil présentent un risque accru de dépression ce qui pourrait expliquer pourquoi ces dernières développent une résistance aux antidépresseurs. Il est donc important de trouver en priorité un traitement pour ce trouble respiratoire chez le patient atteint, pour pouvoir soigner ensuite les troubles dépressifs avec succès.

Références:

  1. Enquête INSV/MGEN « Sommeil et nouvelles technologies  » https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&url=https://institut-sommeil-vigilance.org/wp-content/uploads/2019/02/DPJourneeDuSommeil_25-03-15.pdf&ved=2ahUKEwje8tmC_qjtAhUILBoKHZ6lAUMQFjAAegQIBBAC&usg=AOvVaw0jiaeZV67c4N03ZmBpHxbE
  2. Evaluation of Sleep Disorders and Circadian Rhythm Sleep-Wake Disorders: An American Academy of Sleep Medicine Systematic Review, Meta-Analysis, and GRADE Assessment. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6040804/
  3. Behaviour Research and Therapy Volume 87, December 2016, Pages 109-116  https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0005796716301590
  4. Longitudinal Association of Sleep-Related Breathing Disorder and Depression. https://jamanetwork.com/journals/jamainternalmedicine/fullarticle/410833

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