Trouble panique

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Psychologues spécialisés en trouble panique

Un jour ou l’autre, nous traversons tous des moments de stress ou de panique. Ce sont des réactions naturelles, en grande partie physiologiques et intimement liées à notre instinct de survie. Malgré sa très mauvaise presse actuelle, le stress n’est donc pas toujours un « ennemi ». 

Un stress ponctuel en réponse à une difficulté réelle peut nous permettre de nous adapter plus rapidement aux situations nouvelles et même nous sauver la vie. Au contraire, un stress déconnecté des contraintes réelles, dont les manifestations deviennent trop intenses ou chroniques, peut nuire à la qualité de vie et à la santé.

De même, la panique est une réaction saine lorsqu’elle intervient ponctuellement face à un danger. C’est lorsqu’elle s’empare de nous de façon inattendue et déconnectée des circonstances réelles qu’elle peut devenir problématique. Ces attaques de panique fulgurantes et toujours déroutantes pour ceux qui les vivent sont communément appelées « crises d’angoisse ».

Le terme « trouble panique » désigne quant à lui une récurrence chronique de ces attaques de panique, associées à une détresse qui perdure pendant au moins un mois (selon les critères diagnostiques du DSM-5). Cette détresse se traduit principalement par :

  • Une inquiétude persistante : le patient craint de vivre une nouvelle crise d’angoisse (anxiété anticipatoire) et/ou redoute des conséquences graves pour sa santé physique ou mentale (impression de devenir fou, d’être menacé par une grave maladie cardiaque ou pulmonaire, etc.)
  • Une modification du comportement lié aux attaques de panique : le patient peut éviter les situations dans lesquelles il redoute la survenue d’une attaque, comme les situations sociales ou les activités sportives.

Le trouble panique déroute par ses manifestations. Le patient ne comprend généralement pas ce qui lui arrive dans un premier temps et peut craindre de souffrir de pathologies graves. Une maladie cardiaque ou pulmonaire, par exemple, en raison des palpitations ou ses sensations d’oppression liées aux crises d’angoisse : un cercle vicieux qui amplifie l’inquiétude.

Quelle est la différence entre trouble panique et crise d’angoisse ?

La crise d’angoisse est une manifestation ponctuelle et isolée — voire notre section qu’est-ce qu’une crise d’angoisse ? – qui peut être très désagréable et déstabilisante à vivre, mais qui n’a pas de répercussions sévères sur la qualité de vie du patient et présente peu de risques de complications.

Ainsi, selon notre capacité individuelle à faire face au stress ou aux événements difficiles de la vie (résilience), nous sommes tous susceptibles de vivre une crise d’angoisse ponctuelle, qui peut survenir lors d’une période de stress intense ou de surmenage, ou encore après un choc traumatique. 

Le trouble panique désigne quant à lui une récurrence chronique des crises d’angoisse, qui s’accompagne d’une anxiété durable, cristallisée autour des crises ou des pathologies dont le patient pense souffrir (anxiété anticipatoire, peur de mourir d’une crise cardiaque, etc.). 

Dans le trouble panique, le mal-être s’étend donc bien au-delà des crises elles-mêmes, avec une altération importante de la qualité de vie. Les risques de complication sont alors bien présents, car l’anxiété chronique qui perdure entre les crises épuise le patient physiquement et mentalement.

Face à une crise d’angoisse isolée, des mesures visant à améliorer l’hygiène de vie, l’automédication légère ou une aide psychologique ponctuelle peuvent permettre de traverser plus sereinement une période difficile. Si un véritable trouble panique s’installe, des moyens thérapeutiques plus importants seront nécessaires pour soulager le patient et éviter les complications.

Le trouble panique avec ou sans agoraphobie

Souvent associée à une peur de la foule et à l’évitement des lieux publics dans la culture populaire, l’agoraphobie est un trouble anxieux pourtant bien distinct de l’ochlophobie ou de la phobie sociale. L’anxiété ressentie par les patients agoraphobes est plutôt liée à des situations ou endroits perçus comme hostiles ou « sans échappatoire ».

Les patients craignent de vivre des situations de détresse, comme une crise d’angoisse ou un malaise, dans des situations dont ils ne pourraient pas facilement s’extraire (files d’attente, transports en commun) ou dans des lieux où il serait difficile de trouver de l’aide (parking désert, endroit isolé).

Bien que l’agoraphobie ne soit pas toujours associée à des crises d’angoisse, elles sont fréquentes chez de nombreux patients. Ainsi, 30 % à 50 % d’entre eux souffrent simultanément d’un trouble panique. Il s’agit donc de troubles souvent associés (comorbidités) qui peuvent s’engendrer l’un l’autre. 

Les causes possibles de l’anxiété et des crises seront toujours évoquées en consultation, afin de mettre en évidence une association éventuelle avec certains lieux ou situations. Si l’agoraphobie est diagnostiquée, la prise en charge sera adaptée en conséquence pour plus d’efficacité.

Les causes possibles du trouble panique

Les causes du trouble panique sont souvent difficiles à cerner. Le patient peut avoir l’impression que le trouble s’est insinué dans sa vie sans raison apparente ou suite à un enchaînement de situations mal défini. Compte tenu du spectre très vaste de l’anxiété, les causes sont généralement propres à chaque patient.

Cependant, l’hérédité fait partie des facteurs susceptibles de prédisposer une partie de la population au trouble panique : selon une étude de 2014, le risque de développer un trouble panique serait multiplié par sept chez les personnes apparentées à des patients diagnostiqués.

Un événement traumatisant, comme un accident de la route ou le décès d’un proche, peut générer une anxiété importante et une éventuelle complication chronique sous la forme d’un trouble panique. Une situation de surmenage intense ou une période de grands bouleversements (notamment pendant l’adolescence) peuvent également faire partie des causes pour certains patients.

Diverses substances psychoactives peuvent aussi constituer des facteurs de risque (susceptibles de prédisposer au trouble panique) ou des facteurs déclenchants (susceptibles de déclencher les crises), notamment :

  • Alcool
  • Tabac
  • Caféine
  • Sevrage en benzodiazépines (par exemple, arrêt soudain d’un traitement somnifère ou anxiolytique à base de benzodiazépines)

La prévalence et les comorbidités

Les attaques de panique ou « crises d’angoisse » ne sont pas rares, puisqu’elles toucheraient chaque année environ 11 % de la population. Cependant, la plupart des patients guérissent sans traitement médical et seuls 2 à 3 % d’entre eux développeront un véritable trouble panique.

Touchant deux fois plus de femmes que d’hommes, ce trouble apparaît généralement à l’adolescence ou au début de l’âge adulte : des périodes charnières susceptibles de révéler certaines prédispositions ou d’amplifier une anxiété préexistante.

Le spectre de l’anxiété étant très vaste, le trouble panique est fréquemment associé à d’autres troubles anxieux (trouble anxieux généralisé, phobies spécifiques, agoraphobie) ainsi qu’à d’autres pathologies souvent associées à l’anxiété, comme la dépression, l’insomnie ou encore l’abus d’alcool ou l’addiction à d’autres substances consommées pour compenser l’anxiété.

Toutes les comorbidités éventuelles devront être mises en évidence et traitées afin d’optimiser la prise en charge du trouble panique. Le traitement des éventuelles addictions ou d’une insomnie causée par l’anxiété peut jouer un rôle crucial en apportant rapidement un mieux-être, permettant au patient d’être plus réceptif à la psychothérapie menée en parallèle.

Qui consulter pour un trouble panique ?

Si vous souffrez d’anxiété et de crises d’angoisse, une consultation auprès de votre médecin traitant permettra de faire le point sur votre situation et vos difficultés. Celui-ci est habilité à vous prescrire un traitement au besoin (anxiolytique ou somnifère, par exemple) afin de soulager les symptômes, le temps de vous orienter vers les prochaines étapes du parcours thérapeutique.

Le médecin cherchera d’abord à éliminer la présence d’autres pathologies sous-jacentes ou de substances pouvant provoquer des symptômes similaires ou compliquer le diagnostic, comme une hyperthyroïdie, une carence quelconque, un traitement médicamenteux ou encore un autre trouble psychique.

En cas de suspicion de trouble panique, le patient sera amené à consulter un spécialiste (psychologue ou psychiatre), qui pourra l’aider à évaluer ses difficultés en lui demandant de remplir différents questionnaires, comme le questionnaire de Chambless, ou encore de tenir un journal des crises pour mieux cerner la dynamique du trouble.

Comme pour la plupart des troubles anxieux, l’approche est souvent pluridisciplinaire et différents thérapeutes pourront être sollicités en fonction des besoins individuels du patient, notamment des spécialistes en thérapies brèves ou thérapies cognitives et comportementales.

Souvenez-vous que la consultation médicale peut s’avérer utile même en cas de crise d’angoisse occasionnelle (sans trouble panique associé) : ne laissez pas l’anxiété s’installer dans votre vie. Une fois rassuré(e) sur votre état de santé, de nombreuses techniques et pratiques peuvent s’avérer utiles pour prévenir les crises et ne plus se sentir démuni(e) face à une montée de stress.

Yoga, massage, méditation, exercices de visualisation ou de respiration, plantes médicinales… vous pourrez vous tourner vers les techniques qui vous conviennent le mieux et vous constituer, avec l’aval de votre médecin, un véritable arsenal anti-stress.

Comment guérir du trouble panique ? (médicaments, thérapies, approches holistiques)

Le trouble panique donne lieu à des crises d’angoisse extrêmement éprouvantes physiquement et mentalement, qui s’accompagnent d’une anxiété latente susceptible d’épuiser le patient et d’engendrer des complications — insomnies, faiblesse immunitaire, isolement, difficultés professionnelles, etc. — faute de prise en charge adaptée. 

Un traitement médicamenteux est donc souvent prescrit dès le diagnostic, pour soulager rapidement les symptômes et permettre au patient de mieux « rebondir ». Les médicaments antidépresseurs et anxiolytiques sont les plus fréquemment utilisés, seuls ou associés à d’autres médicaments ciblant les éventuels troubles concomitants.

En parallèle, la psychothérapie est toujours le traitement de choix et ce sont les thérapies cognitives et comportementales qui offrent les meilleurs résultats dans le traitement du trouble panique. En effet, des études ont montré que la grande majorité des patients traités par TCC voient leur état s’améliorer en 12 semaines.

Une thérapie dite « cognitivo-comportementale » vise à accompagner le patient dans la compréhension et la modification de ses pensées (sa cognition) et de ses comportements, afin de sortir progressivement du cercle vicieux de l’anxiété. Elle peut impliquer des étapes et techniques très variées, entre autres :

  • Le travail d’auto-analyse et de prise de conscience, au fil des entretiens avec le psychothérapeute, permet au patient d’apprivoiser son trouble et ses symptômes en apprenant à reconnaître les différents mécanismes impliqués (facteurs déclenchants, pensées, sensations, etc.). 
  • Une induction volontaire des symptômes peut être proposée au patient, afin de le désensibiliser aux sensations physiques pouvant favoriser une crise d’angoisse (tourner sur soi-même pour provoquer un vertige, souffler dans une paille pour induire une sensation d’essoufflement, hyperventiler volontairement, faire un effort physique pour augmenter le rythme cardiaque, etc.). Ces exercices peuvent aider le patient à ne plus craindre les sensations concernées, en les déclenchant volontairement à des moments choisis, au lieu de les subir passivement lors des crises.
  • La restructuration cognitive vise à déconstruire un schéma de pensée erroné ou anxiogène, pour le remplacer progressivement par des pensées fonctionnelles permettant de se raisonner (technique de la flèche descendante, par exemple).
  • Les exercices de relaxation et de respiration permettent d’agir directement sur la physiologie et les symptômes (cohérence cardiaque, techniques de méditation et de visualisation)
  • Une exposition progressive aux situations anxiogènes, d’abord par visualisation, puis sous forme d’atelier encadré par le thérapeute est particulièrement indiquée si une phobie est associée au trouble panique.

Notons que les thérapies comportementales et cognitives menées en visioconférence offrent des résultats similaires aux thérapies en face à face.

Qu’est-ce qu’une crise d’angoisse ?

La crise d’angoisse désigne l’apparition soudaine d’une peur ou d’un malaise généralisé intenses, associés à au moins 4 des 13 symptômes listés ci-dessous (critères diagnostiques du DSM-5).

  • Symptômes cognitifs :

      • Peur de la mort
      • Peur de devenir fou ou de perdre le contrôle de soi-même
      • Sentiments d’irréalité (déréalisation) ou de détachement de soi (dépersonnalisation)

  • Symptômes somatiques (physiques) :

      • Douleur ou gêne thoraciques
      • Sensation de vertige, d’instabilité ou d’évanouissement
      • Impression d’étranglement
      • Bouffées de chaleur ou frissons
      • Nausées ou douleurs abdominales
      • Paresthésies (sensations de picotements ou d’engourdissement)
      • Palpitations ou fréquence cardiaque accélérée
      • Sensations de dyspnée ou d’étouffement
      • Sueurs
      • Tremblements

La crise d’angoisse atteint généralement son paroxysme en une dizaine de minutes, puis les symptômes « retombent » rapidement et parfois soudainement, laissant le patient épuisé et hébété. Un temps de récupération au calme est nécessaire avant que le patient puisse reprendre le cours normal de ses activités.

Comment calmer une crise d’angoisse ?

Nous connaissons tous l’adage « Mieux vaut prévenir que guérir » : si vous êtes de nature anxieuse, votre thérapeute pourra vous donner des conseils pratiques afin d’apaiser votre corps et votre esprit au quotidien. Il peut s’agir de revoir votre hygiène de vie, de pratiquer différents exercices de relaxation ou encore de mettre en place des rituels sécurisants.

Ces mesures, éventuellement associées à un travail plus profond sur la gestion des émotions ou les phobies, peuvent aider aussi bien les adultes que les enfants à éviter le piège de l’anxiété. Cependant, la crise ne prévient pas toujours, et si elle est très désagréable à vivre, elle peut aussi être déroutante pour ceux qui y assistent. 

Alors, que faire pour désamorcer une montée de stress ou aider un proche à traverser une crise d’angoisse ? Voici quelques mesures utiles qui ont fait leurs preuves :

  • Se mettre au calme : si la personne se trouve dans un lieu fréquenté ou une situation anxiogène, il convient de trouver un lieu calme et propice à la détente, dans la mesure du possible.
  • Pratiquer des exercices de respiration : respiration ventrale, respiration alternée (inspirée du yoga) ou encore rétention (gonfler le ventre et retenir la respiration quelques secondes avant d’expirer) : la respiration agit directement sur la physiologie et la sécrétion d’hormones (libération d’endorphines). C’est un puissant outil qui peut permettre de désamorcer une crise.
  • Ne pas trop rationaliser : à moins d’être formé à des techniques de dédramatisation efficaces, il est souvent vain, voire contre-productif, d’essayer de raisonner une personne pendant une crise d’angoisse. Des paroles ou une attitude trop pressante pourraient au contraire amplifier son anxiété. Il vaut mieux rester calme et concis, en guidant éventuellement la personne vers des exercices de relaxation simples.
  • Prendre l’air : si la personne concernée se sent oppressée ou « étouffée » par la crise, le simple fait de sortir prendre l’air au calme, lorsque c’est possible, peut lui permettre de reprendre pied dans la réalité et de modifier ses sensations physiques au contact des éléments (brise, température extérieure…)
  • Opter pour un ”câlin” : le contact physique peut être très efficace pour lutter contre le sentiment de « dépersonnalisation » souvent présent lors d’une crise. Par ailleurs, les bienfaits du contact physique bienveillant sont nombreux (production d’ocytocine, réassurance, etc.).
  • Réconforter et rassurer : la personne victime d’une crise d’angoisse a besoin d’être entourée de personnes bienveillantes et d’être rassurée, y compris une fois la crise passée, afin de se sentir en sécurité.

Pourquoi fait-on des crises d’angoisse la nuit ?

Lorsque nous dormons, notre inconscient s’éveille : le sommeil permet à notre esprit de « digérer » les émotions et les événements de notre vie. Si nos activités quotidiennes font généralement écran à nos peurs et angoisses latentes, celles-ci peuvent parfois ressurgir sur l’oreiller.

Par ailleurs, la nuit est associée à des peurs courantes chez les adultes ou les enfants anxieux, comme la peur de l’obscurité, de la solitude ou du silence. Chez l’enfant en particulier, il peut être utile de distinguer la crise d’angoisse du phénomène de « terreur nocturne », relativement fréquent.

Si vous faites face à de véritables crises d’angoisse nocturnes, sachez que différents facteurs peuvent les favoriser, comme une température trop élevée dans la chambre, un repas trop lourd ou trop de temps passé devant les écrans avant le coucher. Veillez donc à corriger ces facteurs si vos nuits ou celles de votre enfant sont agitées.

Une bonne hygiène de vie et la mise en place de rituels apaisants le soir peuvent permettre de retrouver des nuits plus sereines. Pensez notamment à l’activité sportive ou aux massages pour relâcher les tensions. Il peut également être utile de vous munir d’un petit journal de chevet où vous pourrez noter vos préoccupations pour les mettre de côté le temps d’une nuit.

Comment faire la différence entre un infarctus et une crise d’angoisse ?

Les symptômes perçus pendant les crises d’angoisse sont si intenses que celles-ci font souvent l’objet d’appels aux services d’urgence. Il est donc essentiel d’aider le patient à se rassurer sur son état de santé et à différencier la crise d’angoisse d’autres pathologies dont il peut se croire victime, notamment l’infarctus ou « crise cardiaque ».

Voici un tableau récapitulatif des principales différences :

Crise d’angoisse Infarctus ou « crise cardiaque »
Paresthésies (picotements, fourmillements, engourdissements) et tensions pouvant être localisées dans différentes parties du corps. Douleur lancinante, principalement au centre de la poitrine, pouvant irradier dans le bras gauche, le dos et la mâchoire.
La crise d’angoisse cède au bout d’une quinzaine de minutes environ. La douleur ne cède pas et reste intense sur la durée.
La crise d’angoisse peut provoquer des sensations d’étouffement et d’essoufflement. La crise cardiaque ne provoque pas de sensation d’étouffement ou d’essoufflement.

 

Quels que soient les symptômes que vous ressentez lors d’une crise d’angoisse, le bilan médical est la première étape vers la guérison. Une fois tout risque de pathologie grave écarté, vous serez moins susceptible de paniquer face à vos sensations physiques et pourrez mieux faire face à l’anxiété. Faites confiance à votre médecin et laissez-vous guider.

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