Estime de soi/confiance en soi

Cet article parle de l’estime de soi. Lisez sur l’estime de soi et comment elle se traite. A Mindler, obtenez de l’aide en ligne pour l’estime de soi.

Si beaucoup utilisent ces termes de façon interchangeable, il ne faut pourtant pas les confondre. Quelques nuances simples permettent de les distinguer sans difficulté. L’estime de soi reflète la valeur personnelle qu’un individu s’attribue. La confiance en soi, elle, pousse à croire en ses propres capacités, ses aptitudes et ses intuitions. C’est être convaincu que l’on peut atteindre les buts que l’on s’est fixé. Enfin, l’amour de soi est l’affection que l’on se porte, tout en appréciant ses qualités et en acceptant ses limites. On porte un regard indulgent sur soi-même comme un parent bienveillant.  Si l’on ne s’aime pas, on aura du mal à comprendre que les autres nous aiment ou pire encore, on risque inconsciemment d’être attiré par ceux qui ne nous aiment pas réellement. Ces trois notions, quoique étroitement liées, ne sont cependant pas interdépendantes. Il sera tout à fait possible de manquer de confiance en soi sans pour autant manquer d’estime de soi. Bien que l’image que l’on a de soi s’est construite et s’est modulée pendant l’enfance et au fur et à mesure de notre développement, il est possible d’apprendre à adopter des comportements plus adaptés qui aideront à augmenter l’estime que l’on a de soi-même.

Pourquoi la confiance en soi est-elle importante ?

Lorsqu’une personne croit en ses aptitudes et reconnaît son potentiel, elle est mieux équipée pour réussir face aux défis de la vie et peut plus facilement atteindre ses objectifs. La confiance en soi est avant tout une autocritique que l’on porte sur ses capacités, et si ce jugement est trop sévère, il peut alors nous limiter, voire même nous pousser à saboter nos chances de succès. En effet, dans certains cas, on va d’avance éviter les situations où l’on ne se sent pas à la hauteur car on imagine une issue forcément défavorable. La confiance en soi s’acquiert généralement avec l’expérience et la maîtrise d’une activité. Il est toutefois intéressant de noter qu’il existe une distinction entre confiance en soi en tant que trait de personnalité d’un individu et la confiance en soi temporaire face à une tâche spécifique. On peut avoir confiance en soi de façon générale mais douter de ses capacités face à une tâche donnée qu’on ne maîtrise pas, ou par manque d’expérience.  On peut aussi maîtriser une activité à la perfection mais manquer de confiance en soi au quotidien.

Les causes du manque de confiance en soi 

La famille et l’entourage jouent un rôle déterminant dans le développement de la confiance d’un individu, car les bases d’un jugement positif ou négatif de soi-même sont posées dès l’enfance. Les parents et les personnes qui cotoie l’enfant ont un impact crucial surtout au cours des premières années de l’enfance mais aussi durant l’adolescence. La confiance en soi va évoluer au cours de la vie d’une personne, et fluctuer en fonction des situations, de l’environnement et de l’âge, les événements de vie traumatisants pouvant ainsi considérablement l’endommager.

Pourquoi l’estime de soi est-elle cruciale ?

L’estime de soi est comme son nom l’indique l’estimation entre la personne que nous sommes et la personne que nous aimerions être. En découle combine à la fois le respect que l’on a pourde soia personne et et la confiance que l’on a ende ses capacités. Cette conception globale que nous avons de nous-mêmes affecte tous les aspects de notre vie et aura des répercussions sur nos désirs les plus profonds. Lorsque l’on manque d’estime de soi, on lutte essentiellement contre un sentiment d’infériorité et d’imposture, voire d’illégitimité. L’individu qui a une piètre image de lui-même souffre d’une vision altérée de la personne qu’il est réellement et par conséquent, reste persuadé que les autres aussi le perçoivent négativement. Cela crée une dépendance à l’approbation des autres, une recherche constante de validation extérieure pour compenser ce vide intérieur, ce mal-être qui provient d’un jugement impitoyable de soi-même. Mais on oublie alors que rechercher le bonheur à travers le regard de l’autre nous condamne inexorablement à l’échec. Seul un regard équilibré de soi-même pourra apporter une véritable satisfaction, qui proviendra d’une paix intérieure avec soi-même. 

Quels facteurs sont à la source d’une mauvaise estime de soi ?  

Là encore, le contexte familial jouera un rôle prépondérant car ce sont les parents qui instillent très tôt le sentiment de sécurité intérieure chez l’enfant. La première image que chacun a de soi-même est forgée à travers le regard du parent. L’enfant dont les besoins ont été adressés de façon attentive comprendra instinctivement qu’il est digne d’amour et d’intérêt. A l’opposé, l’enfant victime de douleurs physiques et affectives ou excessivement contrôlé, se sentira sans valeur. Ce sentiment d’inadéquation pourra alors se transformer en culpabilité existentielle, notamment présente dans les troubles dépressifs. L’enfant se dira que s’il subit ces abus, c’est certainement de sa propre faute. Une fois adulte, le manque d’estime résultant d’un contexte familial perturbé va empêcher l’individu de construire des relations équilibrées et la personne reproduira inconsciemment le schéma de l’enfance. Certains s’accrocheront excessivement aux autres alors que d’autres au contraire seront anormalement détachés dans leurs interactions relationnelles. A contrario, une bonne estime de soi sera la clé du bon développement de toute relation interpersonnelle harmonieuse. Toutefois, il est important de préciser que l’estime de soi n’est pas scellée dès l’enfance et que les évènements et interactions vécus tout au long de la vie auront tout autant un impact important sur notre perception de nous-même. 

Tester son estime de soi

L’Échelle d’estime de soi de Rosenberg, est le test le plus utilisé pour mesurer le niveau d’estime de soi d’un individu.  Développé par le psychosociologue américain Morris Rosenberg, il est depuis resté un outil très utilisé dans la recherche en psychologie. 

En répondant aux dix questions de ce test, on peut facilement déterminer s’il y a des améliorations à apporter à l’image que l’on a de soi-même. 

Échelle d’Estime de Soi de Rosenberg (1965)  

Pour chacune des descriptions suivantes, indiquez votre degré d’accord, de 1 à 4, avec cette dernière.

    Tout à fait en désaccord1 Plutôt en désaccord2 Plutôt en accord3 Tout à fait en accord4
1 Je pense que je suis une personne de valeur, au moins égale à n’importe qui d’autre        
2 Je pense que je possède un certain nombre de belles qualités.        
3 Tout bien considéré, je suis porté à me considérer comme un raté        
4 Je suis capable de faire les choses aussi bien que la majorité des gens        
5 Je sens peu de raisons d’être fier de moi.        
6 J’ai une attitude positive vis-à-vis moi-même.        
7 Dans l’ensemble, je suis satisfait de moi.        
8 J’aimerais avoir plus de respect pour moi-même        
9 Parfois je me sens vraiment inutile        
10 Parfois je me sens vraiment inutile        

Pour évaluer votre estime de soi, il vous suffit maintenant d’additionner les scores des affirmations 1, 2, 4, 6 et 7. Pour les affirmations 3, 5, 8, 9 et 10, qui sont inversées, il vous faudra compter 4 si vous avez sélectionnez le 1, comptez 3 si vous avez sélectionné le 2, 2 si vous avez sélectionné le 3 et 1 si vous avez sélectionné le 4.

Faites enfin le total de vos points et vous obtiendrez alors un score compris entre 10 et 40. 

  • Si votre score est inférieur à 25, votre estime de soi est très faible. 
  • Si vous obtenez un score entre 25 et 31, votre estime de soi est faible.  
  • Si vous obtenez un score entre 31 et 34, votre estime de soi est dans la moyenne. 
  • Si vous obtenez un score compris entre 34 et 39, votre estime de soi est forte. 
  • Si vous obtenez un score supérieur à 39, votre estime de soi est très forte. 

Comment développer sa confiance en soi et améliorer son estime de soi ?

Pour sortir de ce cycle d’autodépréciation, un accompagnement professionnel est parfois nécessaire.  De l’analyse des racines de ce manque de confiance en soi au développement de compétences et d’outils concreèts, différentes thérapies peuvent correspondre aux besoins et attentes de chacun et ainsi contribuer à une meilleure compréhension de soi et des autres.

Parmi les traitements les plus fréquemment proposés figure la Thérapie Comportementale et Cognitive (TCC), dite brève et centrée sur le problème. Dans cette dernière, on se focalise sur le présent et en particulier sur les interactions entre comportements, pensées et émotions. L’objectif étant d’analyser les schémas de pensées inadaptés, de prendre du recul vis-à-vis de sa souffrance et de ses ressentis, et d’adopter des comportements et pensées plus fonctionnels dans les situations difficiles. Des outils et techniques concrets sont utilisés pendant et en dehors des séances, en fonction des difficultés que rencontrent la personne. La méditation de pleine conscience, les jeux de rôle ou encore l’exposition progressive à des situations angoissantes en sont des exemples. L’alliance et la collaboration construites entre le thérapeute et le patient sont des points particulièrement essentiels au bon déroulement du processus de soin et à la résolution des problématiques initialement amenées.   

Cette thérapie est scientifiquement validée et recommandée pour tous les âges si l’on souffre notamment de troubles anxieux et de troubles de l’humeur.

Une autre méthode ayant fait ses preuves est la « Eye Movement Desensitivation and Reprocessing ou EMDR – Il s’agit d’une thérapie qui va utiliser les mouvements oculaires pour réduire considérablement l’impact des événements traumatisants sur le ressenti douloureux via une meilleure intégration des informations vécues. Cette méthode a été établie après des études démontrant que les yeux effectuaient des mouvements rapides pendant le sommeil et aidaient ainsi le cerveau à traiter et à intégrer les informations du jour (mais aussi certains séquelles post-traumatiques). Cette méthode peut s’appliquer à tous ceux et celles qui souffrent de traumatismes, de crises d’angoisse et de cauchemars répétés.

L’hypnose thérapeutique est également connue pour son efficacité et va permettre, via un état de conscience modifié, de lever certaines défenses et automatismes inconscients que l’on a pu créer. Des souvenirs et schémas de pensée étant désormais plus accessibles au patient, un travail thérapeutique pourra se faire et des blocages pourront alors s’atténuer.

Parmi d’autres thérapies célèbres, on peut aussi compter la thérapie familiale et systémique, concentrant davantage son attention sur le groupe, son fonctionnement et ses interactions, parfois dysfonctionnelles. L’objectif étant de rétablir une harmonie au sein du groupe familial, et de ne pas voir l’individu en souffrance comme un être isolé et unique responsable de ses difficultés.

La Gestalt  thérapie est une approche thérapeutique psychocorporelle qui rentre dans la catégorie des thérapies holistiques, thérapies tenant compte de la globalité de l’être humain. On apprend alors à utiliser le jeu de rôle, le monodrame, l’imaginaire et la technique de la « chaise vide » pour mettre en scène des épisodes difficiles de la vie quotidienne. Le thérapeute invite à percevoir la totalité de ses émotions et sensations pour réconcilier le corps et l’esprit. Cette thérapie est particulièrement adaptée pour ceux et celles qui veulent vaincre leur timidité et est préconisée pour développer la confiance en soi en étant à l’écoute de son « moi ».

L’Analyse Transactionnelle est une théorie basée sur l’examen de nos échanges avec les autres à travers trois aspects de notre « moi » : l’enfant, le parent et l’adulte. Ces trois facettes intervenant à différents moments de notre vie, chaque individu peut ainsi réussir à comprendre son fonctionnement psychologique et analyser en profondeur ses relations sociales. Cette thérapie valorise l’optimisme et l’autonomie en aidant ainsi à réparer les blessures de l’enfance et à reprendre confiance en soi tout en apportant des modifications aux dysfonctionnements et comportements inadaptés. Cette théorie est très utilisée dans les entreprises pour améliorer les relations au sein des groupes.

L’art-thérapie ou thérapie à travers l’art utilisent des moyens créatifs (sculpture, musique, peinture, danse, improvisations théâtrales) pour améliorer le bien-être émotionnel. Le fait d’externaliser ses ressentis de manière artistique peut notamment permettre d’identifier certains aspects de soi, de résoudre certains conflits internes et ainsi réussir à s’estimer et s’affirmer à nouveau.

Ouvrages recommandés sur ce sujet :

  1. S’affirmer même si on manque de confiance en soi-Yves-Alexandre Thalmann
  2. Les six clés de la confiance en soi -Nathaniel Branden
  3. Oser-Frédéric Fanget
  4. C’est décidé, je m’épouse– Nathalie Lefèvre
  5. Cessez de vous déprécier ! -Kevin Chassangre et Stacey Callahan

Dernière mise-à-jour : 2021.06.04