La dépression

Cet article aborde brièvement le sujet de la dépression, notamment les différents types de dépression, ses causes et les solutions envisageables pour les traiter.

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Psychologues spécialisés en dépression

La dépression clinique, une maladie répandue.

En France, un adulte sur quatre souffre d’un trouble mental au cours de sa vie.

La dépression est une des maladies que l’on connaît le mieux, et pourtant, beaucoup de personnes comprennent mal cette maladie invalidante.

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La dépression, c’est quoi ?

La dépression est généralement définie comme une baisse de moral durable, mais elle peut se manifester de différentes façons, et les symptômes peuvent varier d’un individu à l’autre. Parmi ses symptômes, on peut trouver :

  • Une baisse de moral (la sentiment d’être « à bout”)
  • Une tristesse
  • Un manque de motivation
  • Un manque d’énergie
  • Une apathie
  • Être au bord des larmes
  • Des troubles du sommeil
  • Des troubles de l’appétit
  • L’anxiété
  • Une irritabilité et une colère accrues
  • Une difficulté à se concentrer
  • Penser fréquemment au suicide ou à la mort de façon générale
  • Un comportement auto-destructeur
  • Une faible estime de soi

Un individu déprimé ne présentera pas nécessairement tous ces symptômes. Les troubles du sommeil et les troubles de l’appétit, par exemple, peuvent se manifester de façons différentes en fonction des personnes. Une personne peut souffrir d’insomnie et d’une perte d’appétit alors qu’une autre pourra avoir davantage besoin de sommeil et de se nourrir.

Les sous-types de dépression

La dépression clinique est la forme la plus courante. Ce terme désigne un état de baisse de moral qui dure au moins deux semaines consécutives.

La dysthymie est une dépression plus légère et chronique, dont la durée dépasse deux ans.

Le syndrome d’épuisement professionnel, souvent appelé « burn-out », peut provoquer de nombreux symptômes de dépression. Ce trouble engendre le plus souvent des symptômes de fatigue et une difficulté à s’adapter aux changements.

La dépression saisonnière ou TAS (Troubles Affectifs Saisonniers) est une forme de dépression liée à une période spécifique de l’année, généralement l’hiver. Le manque de lumière naturelle durant les mois les plus froids et les moins ensoleillés de l’année jouerait un rôle important dans cette pathologie.

Les troubles bipolaires, séparés du diagnostic de la dépression, se caractérisent, eux, par une alternance entre des périodes de manie (état d’exaltation) et de dépression. 

La dépression chez les jeunes

Grandir représente de nombreux défis, avec de nombreux changements d’ordre physique et psychologique, qui peuvent parfois prendre une mauvaise tournure.

Les traumatismes vécus pendant l’enfance peuvent influencer la venue d’épisodes dépressifs, y compris chez les nouveaux-nés. Les symptômes pouvant se manifester longtemps après (dans certains cas plusieurs années), il est parfois difficile de faire le lien entre l’événement traumatique et la dépression.

L’adolescence est une période d’intense développement pour la plupart des gens. La puberté induit des transformations physiques rapides, et la vie sociale, la vie scolaire, le groupe d’amis ou les partenaires amoureux peuvent parfois changer d’un jour à l’autre. Il n’est pas surprenant que les adolescents connaissent des sautes d’humeurs, et celles-ci peuvent parfois mener à une dépression clinique.

Les symptômes de la dépression chez les jeunes peuvent être légèrement différents de ceux des adultes :

  • Colère et irritabilité visibles. L’enfant ou l’adolescent peut présenter un comportement agressif.
  • Isolement social
  • L’enfant peut devenir excessivement dépendant de ses proches et montrer une anxiété anormale lors de la séparation.
  • Comportement auto-destructeur
  • Difficulté à se concentrer, notamment à l’école.
  • Douleurs psychosomatiques (souffrance mentale qui se manifeste par une douleur physique). Ce symptôme est très répandu chez les jeunes enfants, qui n’arrivent pas toujours à verbaliser leurs émotions.

Dépression et grossesse

La dépression qui touche les femme enceintes et après l’accouchement est parfois un sujet tabou. Lorsqu’une femme est enceinte, on attend d’elle qu’elle soit heureuse et « épanouie ». De ce fait, le sujet est peu souvent abordé, même si la dépression n’est pas rare durant cette période.

La dépression pendant la grossesse

La grossesse amène de nombreux changements, non seulement à l’intérieur du corps, mais elle peut aussi générer d’importants bouleversements dans la vie de manière générale.

Le corps, qui est soumis à un stress important et les taux d’hormones peuvent fluctuer de façon significative. Les femmes qui sont sensibles aux fluctuations hormonales, par exemple au cours du cycle menstruel, ou qui ont déjà souffert d’une dépression par le passé, ont un risque accru de dépression pendant la grossesse.  

La dépression post-partum

La dépression qui survient après l’accouchement, appelée dépression post-partum (ou postnatale), est un theme plus souvent abordé. L’accouchement et la période qui s’ensuit peuvent occasionner beaucoup de stress et de changements dans la vie d’une femme, ce qui peut conduire à des symptomes liés à la dépression.

Les femmes qui souffrent de dépression post-partum sont peu nombreuses à demander de l’aide, sont parfois persuadées de pouvoir s’en sortir seules ou peuvent trouver illégitime de ressentir de la tristesse et des émotions perçues comme négatives.

Si vous vous sentez déprimée pendant votre grossesse ou après votre accouchement, il est très important de consulter votre médecin afin de bénéficier d’un soutien adapté.

Il est à signaler qu’il est également fréquent pour les conjoints de traverser une période de dépression après l’accouchement, et ils doivent dans ce cas également ne pas hésiter à consulter.

La dépression chez les personnes âgées

Il est assez fréquent de souffrir de troubles dépressifs en vieillissant, en raison notamment des nombreux changements qui surviennent dans notre corps et dans notre environnement. Les personnes âgées sont ainsi généralement plus sujettes aux pathologies physiques, qui affaiblissent le corps et le système nerveux, et les rendent plus susceptibles à la dépression.

En vieillissant, le taux de certains neurotransmetteurs (les molécules messagères du cerveau) a souvent tendance à baisser, ce qui peut avoir un impact défavorable sur l’humeur et les capacités cognitives. Egalemement, les carences nutritionnelles peuvent également y contribuer.

Les défis existentiels qui se présentent avec l’âge constituent un autre de ces facteurs. La perte des êtres chers, la comparaison aux autres et le questionnement vis-à-vis de sa propre vie et de son futur peuvent notamment être perçue comme particulièrement difficile à vivre, avec un sentiment d’isolement et de ne plus être à la hauteur. 

S’il est difficile pour vous d’en parler à votre médecin, vous pouvez obtenir de l’aide en réservant un appel vidéo avec un psychologue.

 

Les causes de la dépression

Les facteurs biologiques

Des niveaux bas de certains neurotransmetteurs, notamment des monoamines (sérotonine, dopamine et noradrénaline) sont suspectés de jouer un rôle dans la dépression clinique. Les neurotransmetteurs sont des substances chimiques qui affectent l’humeur, les capacités cognitives et même les fonctions physiologiques (par exemple le fonctionnement des intestins ou la tonicité musculaire). 

Les carences nutritionnelles peuvent également contribuer à provoquer une dépression, car de nombreuses vitamines, minéraux et acides aminés sont indispensables à la synthèse des neurotransmetteurs susmentionnés.

Selon certains chercheurs, l’inflammation, particulièrement dans certaines zones du cerveau, ainsi que la santé du microbiote intestinale (microbiome) peuvent influer sur votre humeur.

La vulnérabilité génétique comme facteur de risque est enfin soutenue par certaines études. Un individu ayant au moins un parent présentant des troubles dépressifs aurait plus de risque de lui-même en souffrir. Cependant, ce qui est surtout mis en avant, c’est le caractère plurifactoriel de la dépression et l’interaction de cette vulnérabilité avec l’environnement dans lequel vit la personne.

Les facteurs psychologiques

Des événements traumatisants et/ou un choc émotionnel peuvent être mis en lien avec la survenue de symptômes dépressifs, en particulier si la victime n’est pas parvenue à assimiler l’événement (à lui donner un sens ou à s’en défaire). Les agressions physiques, les accidents de la route, les maltraitances ou les agressions sexuelles sont ainsi des causes fréquentes de traumatisme.

Des facteurs extérieurs ne sont pas nécessairement à l’origine des troubles, et des schémas de pensée négatifs, une tendance à ruminer ou une comorbidité avec un autre trouble psychiatrique (une anxiété chronique par exemple) peuvent également conduire à ressentir des symptômes dépressifs. C’est notamment un sentiment d’impuissance, de manque de contrôle sur sa vie et d’incompréhension qui sont exprimés par les patients souffrant de ces pathologies. 

Diagnostiquer la dépression

Il existe de nombreux questionnaires en ligne prétendant évaluer et même diagnostiquer la dépression. La plupart d’entre eux n’ont toutefois aucune validation scientifique. Si vous pensez que vous souffrez peut-être de dépression, le meilleure chose à faire reste de consulter un psychologue ou un psychiatre diplômé.

Le traitement de la dépression

La thérapie comportementale et cognitive (TCC) est un traitement qui s’est montré efficace dans de nombreux cas de dépression clinique. Le traitement consiste à identifier et à corriger les idées et schémas de pensée négatifs, et à modifier activement votre comportement, jour après jour. En prenant davantage conscience de ses émotions, pensées et comportements, et en centrant son attention sur nos valeurs et sur les choses importantes pour nous, ce travail thérapeutique permet une meilleure apprehension de la souffrance que l’on peut ressentir et la mise en place de comportements plus fonctionnels et valorisants.

Les médicaments peuvent apporter un soulagement s’ils sont correctement employés. Les ISRS, qui permettent d’augmenter le taux de sérotonine dans le cerveau, sont les plus fréquemment employés. Ils peuvent avoir des effets secondaires indésirables et entraîner une dépendance, la prudence est donc de rigueur. L’association d’une psychothérapie et d’une médication peut être necessaire, mais le travail psychothérapeutique reste le seul des deux à permettre des changements sur le long-terme.

La stimulation magnétique transcrânienne (r-TMS) est également un traitement pouvant s’avérer efficace dans les cas de dépressions sévères, résistantes aux traitements. Cette approche, indolore, consiste à envoyer des ondes magnétiques dans certaines parties du cerveau, induisant ainsi un champ électrique dans ces aires et modifiant l’activité des neurones (les stimule ou les inhibe). L’électroconvulsivothérapie (ECT), qui, elle, se compose d’électrochocs envoyés directement au cerveau, est également recommandée mais n’est pas complétement indolore. Dans ces deux approches, on peut observer une diminution de certains symptomes liés à la dépression.

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